160 pages
Couverture toilée, vignette et tranche-fil
Relié à la main
Coffret PMMA gravé, assemblage baguettes en laiton
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Projet de recherche critique et éditorial mené dans le cadre du Mastère Spécialisé® Architecture et Scénographie de l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Belleville. Diplômée avec les félicitations du jury en mars 2026.
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J’appelle part manquante tout ce qui, dans le musée, échappe à l’oeil. Lorsqu’une collection permanente est mise en scène selon des critères de sélection et un angle historique, d’autres récits demeurent latents. La part manquante désigne aussi les absences matérielles résultant du passage du temps —objets brisés, fragmentés— ou de l’histoire des circulations —œuvres déplacées, pillées, reléguées dans les réserves. Elle recouvre enfin la dimension immatérielle des objets —contexte, traditions, usages—, parfois reléguée hors champ.
En produisant des régimes de visibilité, la scénographie muséale peut véhiculer des visions antagonistes de l’histoire de l’art. Dans le contexte sensible que traverse le musée —pensée décoloniale, contextualisation, restitutions…—, la question de la responsabilité de la forme s’impose, révélant l’ambiguïté du rôle du scénographe confronté aux collections et aux absences qui les traversent. Je m’intéresse ainsi à la manière dont le cartel, la cimaise, la lumière, la matière, le parcours, le socle ou la vitrine façonnent notre rencontre avec les objets.
Architecture-scénographie totale de l’absence, la Galerie du Parthénon du Musée de l’Acropole d’Athènes (Bernard Tschumi Architects, 2009) transforme la contrainte de la frise incomplète en stratégie narrative et plaide pour la réunification des marbres, dispersés depuis le début du XIXe siècle. Réunissant cent trente objets de toutes provenances, la Galerie des Cinq Continents du Musée du Louvre (scénographie de Wilmotte & Associés), inaugurée en décembre 2025, soulève la question de la contextualisation d’œuvres issues de cultures, d’époques et de territoires différents. La performance Les Ombres (Compagnie Nacera Belaza), présentée à l’occasion de cette inauguration, s’empare quant à elle de la part manquante à l’échelle du geste.
Conçue comme une enquête, alternant les positions de visiteuse, spectatrice et scénographe, cette recherche interroge les enjeux de la mise en scène du patrimoine et l’impact des dispositifs scénographiques sur la transmission des récits.
Scénographie
160 pages
Couverture toilée, vignette et tranche-fil
Relié à la main
Coffret PMMA gravé, assemblage baguettes en laiton
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Projet de recherche critique et éditorial mené dans le cadre du Mastère Spécialisé® Architecture et Scénographie de l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Belleville. Diplômée avec les félicitations du jury en mars 2026.
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J’appelle part manquante tout ce qui, dans le musée, échappe à l’oeil. Lorsqu’une collection permanente est mise en scène selon des critères de sélection et un angle historique, d’autres récits demeurent latents. La part manquante désigne aussi les absences matérielles résultant du passage du temps —objets brisés, fragmentés— ou de l’histoire des circulations —œuvres déplacées, pillées, reléguées dans les réserves. Elle recouvre enfin la dimension immatérielle des objets —contexte, traditions, usages—, parfois reléguée hors champ.
En produisant des régimes de visibilité, la scénographie muséale peut véhiculer des visions antagonistes de l’histoire de l’art. Dans le contexte sensible que traverse le musée —pensée décoloniale, contextualisation, restitutions…—, la question de la responsabilité de la forme s’impose, révélant l’ambiguïté du rôle du scénographe confronté aux collections et aux absences qui les traversent. Je m’intéresse ainsi à la manière dont le cartel, la cimaise, la lumière, la matière, le parcours, le socle ou la vitrine façonnent notre rencontre avec les objets.
Architecture-scénographie totale de l’absence, la Galerie du Parthénon du Musée de l’Acropole d’Athènes (Bernard Tschumi Architects, 2009) transforme la contrainte de la frise incomplète en stratégie narrative et plaide pour la réunification des marbres, dispersés depuis le début du XIXe siècle. Réunissant cent trente objets de toutes provenances, la Galerie des Cinq Continents du Musée du Louvre (scénographie de Wilmotte & Associés), inaugurée en décembre 2025, soulève la question de la contextualisation d’œuvres issues de cultures, d’époques et de territoires différents. La performance Les Ombres (Compagnie Nacera Belaza), présentée à l’occasion de cette inauguration, s’empare quant à elle de la part manquante à l’échelle du geste.
Conçue comme une enquête, alternant les positions de visiteuse, spectatrice et scénographe, cette recherche interroge les enjeux de la mise en scène du patrimoine et l’impact des dispositifs scénographiques sur la transmission des récits.